Réveil matin. Ma conscience me soulève les paupière, la gauche puis la droite. Ma vue s'ajuste sur la silhouette de PA qui est assis sur son lit. Il est 7h15 je m'en veux de m'être coucher aussi tard encore hier soir, j'aurais préféré me lever tôt. J'ai mal à la tête et aux yeux, j'ai tout le nerf optique enflammé, mon iris est un anneau enflammé encerclant ma pupille noire et froide. J'ai froid d'ailleurs, je n'ai pas pu m'endormir autrement que quasiment à poil. J'attrape mes habits du jours en évaluant en même temps leurs effets, je remarque en m'habillant que Yani a encore laissé la porte ouverte alors que je suis en train de foutre mon caleçon sous ma couette, ça m'énerve, 'pourrait pas penser à autre chose qu'à sa gueule. Oula encore une fois je m'énerve vite, je demande juste au plus proche de bien vouloir fermer cette porte.. Je vois les autres se presser et dans un élan de courage je me lève et fini de me préparer, ils sont totalement prêt pendant que j'étouffe mes fringues dans mon petit sac, disons que j'ai pas le temps de ranger. Je continue de me dire que Silvestre aurait pu tous nous réveiller plutôt que de se rendormir bêtement, mais je fous ça sur sa politesse, peut être n'ose-t-il pas nous sortir des bras de Morphée..
Arrivé dans le préau il fait un peu plus chaud, PA sort une petite réflexion du style "mon ½il bug" je me met à me demander pourquoi il veut le faire remarquer mais de bêtes superstitions reprennent le dessus sur mon esprit. Ce matin je me suis levé de mauvaise humeur, je sens les gens contre moi et en plus je me suis pris la honte en faisant tomber mon sac qui m'encombrait, me faisant à moitié tomber devant les quelques gens présents. C'est fixé aujourd'hui n'est pas mon jour. Je parle vite fais des cours qu'on aura avec PA et demande aux scientifiques ce qu'ils vont se taper comme cours par la même occasion en allant manger. Je dévale les escaliers qui mènent au self, je pense qu'en allant plus vite j'aurais moins froid, je ne pense plus qu'à ne pas me casser la gueule dans les marches de béton, je tremble de froid. Devant la machine je scrute les environs, jette un ½il partout, voir qui regarde qui, au final j'attire plus les regards en les sollicitant, je me sens observé. J'avance prend un couteau pour le pain, une cuillère pour touiller et un pain pour la confiotte. En passant devant les petites capsules de confiture je ne veut pas m'attarder, soit la chance est là soit elle est pas là j'invoque une force mystique au plus profond de moi et ne perd de temps qu'à observer à l'aveuglette quel petit pot retourné serait le plus susceptible de contenir de la gelé de groseille, j'en attrape un, bingo, groseille. Je chope un café et plein de sucre puis glisse plusieurs couches de serviettes en dessous de mon bol, par prévention.
Je mange en silence, parce que je mange et parce que je suis fatigué. La conversation est légère, tant mieux.
Pendant que je mange je regarde ceux qui passent devant moi, le défilé de ces personnes qui vont ranger leur plateaux, je les observent et vois comment ils me regardent, Estelle passe en plissant les yeux, d'autres amis ne font que m'adresser un bonjour de loin, je tente de regarder discrètement ceux que je connais moins mais nos regards finissent toujours par se croiser. Merde.
Maintenant qu'on a tous finit de manger, qu'on a tous attendu que le dernier d'entre nous finisse sa dernière bouchée je demande si on peut y aller, "oui" général, on se lève à l'unissons je me presse en espérant que personne ne soit devant, j'aime pas attendre bêtement, en plus derrière y'a je sais pas qui en train de presser son plateau dans mon dos, de peur d'être taché sans m'en rendre compte j'ai une soudaine envie de balancer le truc qui me touche dans la gueule de celui qui le tiens, je me retourne, c'est Patrick, calmons nous...
Arrivé dehors il fait encore froid et il faut attendre Silvestre qui revient l'air de rien après avoir naturellement laissé passé quatre opportunistes et tenu la porte à cinq autres. Dans le préau une foule est déjà en train de se parler, j'estime que les conversations ne sont pas très intéressantes, alors je m'assois et attend la sonnerie, j'essaie de trouver une place confortable, comme Manon, et au passage gratter un massage en plus j'ai vraiment trop froid, l'entendre dire que je suis chaud me donne l'impression de l'être assez pour ne pas sentir la fraicheur qui m'enveloppe.
Sonnerie, histoire, je ne me presse pas mais Pa me motive un minimum, en plus il m'attend, alors je me bouge et on va au premier étage où tout le monde attend. Je m'installe et observe comment les gens sont aujourd'hui pour tenter de m'adapter à l'humeur générale. Pauline et Agathe font encore chier alors que j'ai rien demandé, je tente de les emmerder autant. Dans la salle je me dépêche de m'assoir et de m'installer pour enfin savoir de quoi nous allons parler en histoire, savoir si ça va m'inspirer ou pas, j'ai très peur de ne pas avoir envie de dessiner ou d'écrire.